Vous reprendrez bien un peu de cortisone ?

Aujourd’hui, je suis en colère. Parce que je suis une fois de plus allée chez le médecin pour être traitée comme une voiture qu’on emmène chez le garagiste. On s’occupe de la mécanique, et peu importe qu’il y ait une âme qui vive à l’intérieur.

Pour que vous compreniez la situation, il faut remonter à quelques mois en arrière. En septembre, je vais consulter un médecin, que je ne connais pas, pour une raison personnelle. Comme j’y suis (et que je n’y vais pas souvent), je lui demande d’examiner ma peau, car j’ai depuis quelques semaines une petite plaque rouge qui me démange. Elle regarde à peine, et déclare, le dos tourné « Oh ça, c’est de l’eczéma, je vais vous prescrire de la cortisone ».

Je décide de ne pas prendre la cortisone, car j’en ai déjà pris lorsque j’avais du psoriasis, et je sais que ça n’a qu’un effet limité. Je préfère chercher les causes plutôt que soigner superficiellement les conséquences. Je passe les mois suivants à chercher d’un peu tous les côtés. Je vais voir une amie, conseillère en aromathérapie, qui me donne un traitement qui finit par m’apaiser un peu. Faut dire qu’avec le temps, les plaques se multipliaient et la démangeaison finissait par me réveiller la nuit. En même temps, j’étais en pleine préparation d’un concours, je galérais niveau financier, bref, j’étais stressée et je somatisais.

Comme ma peau allait mieux mais que ce n’était toujours pas le top, je décide de retourner voir ce médecin, pour lui demander un rendez-vous avec un dermatologue, pour qu’un spécialiste puisse regarder ma peau. Personne n’avait fait de diagnostic, et je voulais voir s’il était possible de savoir de quel type d’eczéma il s’agissait, pour me soigner plus efficacement, avec des traitements naturels.

Rendez-vous est pris avec le médecin. Assise en face d’elle, elle me demande ce qui m’amène.

–          J’ai de l’eczéma, et j’aimerai que vous me donniez un rendez-vous avec un dermatologue, pour avoir un diagnostic plus précis.

–          Qui vous a dit que c’était de l’eczéma ?

–          C’est vous, il y a 6 mois.

Elle regarde sur son ordinateur pour retrouver ma dernière consultation.

–          Je vous avais prescris de la cortisone, ça n’a pas amélioré ?

–          Non, je ne l’ai pas prise, je me suis soignée avec des huiles essentielles.

Elle lève les yeux au ciel aux mots « huiles essentielles ».

–          Ah oui mais bon, si vous ne prenez pas le traitement que je vous ai prescris, qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse !

–          Je vous dis que je voudrais un rendez-vous chez un spécialiste pour avoir un diagnostic plus précis.

–          Non mais pour avoir un rendez-vous chez un spécialiste, il faut que les traitements essayés avec moi n’aient pas fonctionné ! Là vous ne prenez même pas le traitement que je vous ai donné…

–          Mais c’est à moi de choisir comment je veux me soigner, je vous dis que je ne veux pas utiliser de la cortisone…

–          Mais c’est moi votre médecin traitant, c’est moi qui décide !

–          Heu non, c’est mon corps, c’est MOI qui décide…

–          … Bon bon bon, on va aller regarder ça.

Là, j’ai hésité. Je pars en claquant la porte ou je reste pour voir jusqu’où elle n’écoute pas et n’en fais qu’à sa tête ?

Je décide de rester. Elle me demande de me déshabiller. Je n’enlève pas mon pantalon, comme je n’ai pas de plaques sur le bas du corps… Bon, j’en ai une sur le mollet, mais je ne me sens pas de me retrouver complètement nue face à elle.

Elle regarde, me dit que les plaques sont peu visibles (tiens, les huiles essentielles auraient-elles été efficaces ?) puis elle me fait tout un laïus sur ce que je dois faire/ne pas faire pour éviter que l’eczéma ne s’aggrave, et elle en remet une couche sur la cortisone. Je suis allongée, les seins nus, elle est debout, au-dessus de moi. Que pourrai-je rétorquer dans cette position ?

Elle profite que ma poitrine soit dévêtue pour me palper les seins (sans me prévenir). Je me rhabille, elle me fait monter sur la balance pour contrôler mon poids (elle me trouvait trop maigre la dernière fois…), elle me demande si j’ai fait tous mes vaccins ( ?) et on retourne s’installer autour de son bureau pour qu’elle me fasse une ordonnance.

Je sors de son cabinet, avec une prescription pour de la cortisone – je lui avais pourtant clairement explicité que je n’en voulais pas – et une échographie mammaire à faire (…) Pas de rendez-vous chez le dermatologue, c’était pourtant la raison de ma venue.

Voilà, ce n’est rien. Un simple rendez-vous médical. Un de plus duquel je ressors en jetant les ordonnances à la poubelle, un de plus où j’arrive avec une idée claire sur ce que je souhaite pour mon corps, et où je ne suis pas écoutée.

J’avais envie de l’écrire, parce que je ne crois pas qu’un médecin devrait agir ainsi. Parce qu’à cause de rendez-vous comme celui-ci, j’ai peur d’aller chez le médecin, j’ai peur de dire la vérité sur ma santé, sur comment je me soigne, sur mes pratiques. Je voudrais pouvoir être écoutée et entendue, respectée dans mes choix. Je voudrais juste un médecin compréhensif, qui fasse confiance aux personnes qu’il a en face de lui avant de faire confiance aux traitements qu’il donne…

Une réflexion au sujet de « Vous reprendrez bien un peu de cortisone ? »

  1. मला पण हा सीझन नक्की बघायला आवडेल. सध्या मी दोन प्रकारची माणसे जवळून पहाते आहे एक म्हणजे खोटे बोलणारी आणि दुसरी खोटे आणि ते देखील à‹…तिशय।Âक्ती करत बोलणारी. आजकाल अशी माणसे कधी खरे आणि कधी खोटे बोलतात ते बरेच वेळा मला बरोब्बर कळते. कधी कधी माझी करमणूक होते, पण कधी प्रचंड चीड येते.

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